NICK WATERHOUSE – Time’s All Gone

Année 2012
Pays États-Unis
Label Innovative Leisure
Genre Mad Men

Dans la famille « House » après le vin, je voudrais l’eau en la personne de Nick Waterhouse, jeune homme de 25 ans, sorte de gendre idéal binoclard et cravaté à la Buddy Holly – apparemment il y a un retour des lunettes à grosses montures cf Crybaby – se posant en digne héritier d’une rythm’n’blues sudiste et d’une blue-eyed soul ressuscitée.

Nick Waterhouse aurait pu n’être qu’un nom de plus dans ce revival soul rétro qui n’en finit plus, côtoyant ainsi le meilleur (Charles Bradley) comme le pire (Adele), mais il se démarque par l’impressionnant travail de la production, chaleureuse, totalement analogique et mono et qui plus est enregistré au Gold Star Tour, mythique studio utilisé autrefois par Phil Spector ou les Beach Boys. Rien que ça.

Déjà auteur de quelques singles ravageurs présents sur ce disque (« Some Place »,  « Is That Clear », « I Only Give You Everything », « Don’t You Forget It »), le californien nous propose avec « Time’s All Gone », album efficace du début à la fin et sans véritable temps mort, un hommage non feint à ses illustres prédécesseurs que sont Ray Charles, Wilson Pickett, Them, Aretha Franklin ou John Lee Hooker. Même si elle n’a rien d’exceptionnelle, il va sans dire que sa voix de blanc-bec s’avère très plaisante, évoquant parfois le blues de « Screamin » Jay Hawkins (« Indian Love Call », « Teardrop Will Follow You » comme une relecture du hanté « I Put a Spell on You ») ou la southern soul avec ses saxophones swingueurs et ses chœurs féminins doo-wop (« Say I Wanna Know », « ‘(If) You Want Trouble »). Reste le sublime « Raina », peut-être le meilleur titre du disque, nostalgique à souhait.

« Guess I’m no good at saying my mind / But you’re the one I’m with, girl, all of the time / And I know that it’s a thing to pass / but why’d you have to ask ? » (Raina)

Jouant également avec les codes d’une époque aujourd’hui révolue avec le morceau titre découpé en deux parties (« Time’s All Gone Pt.1 » et « Time’s All Gone Pt.2 »), Nick Waterhouse nous propose avec cet album un hommage à une Amérique vintage et magnifiée, des années 50 à 70, de la Nouvelle-Orléans à Detroit en passant par Memphis…

Publié le 14 juin 2012, dans Rhythm & Blues, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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