DEATHSPELL OMEGA – Drought [EP]

Année 2012
Pays France
Label Norma Evangelium Diaboli
Genre This is the End

Alors que le monumental « Paracletus » a longtemps été annoncé comme le dernier chapitre d’une trilogie initiée en 2004 avec « Si Monumentum Requires, Circumspice », qui reste à ce jour comme l’un des plus grands albums jamais engendré par le malin, quelle ne fut pas ma surprise lors de l’annonce de « Drought » (servie d’une sublime pochette différente des autres, car beaucoup moins abstraite), EP concluant – définitivement ? – la fin d’un cycle pour Deathspell Omega.

La trilogie étant donc finalement découpée ainsi (et tout ça dans un seul et unique coffret de sept pictures disc à sortir le 9 juillet prochain):
I – Si Monumentum Requires, Circumspice / Kénôse
II – Diabolus Absconditus / Mass Grave Aesthetics / Fas – Ite, Maledicti, in Ignem Aeternum
III – Paracletus / Chaining the Katechon / Drought

Ne boudons pas notre plaisir puisqu’il est toujours agréable d’entendre du nouveau matériel de la part du groupe qui ne nous avait rien produit depuis 2010 (« Diabolus Absconditus » sorti en 2011 étant tiré de la compilation « Crushing the Holy Trinity » datant de 2005) et qui à l’instar d’un Blut aus Nord – on cite rarement l’un sans l’autre – chaque nouvelle sortie est autant attendue par les fans aveugles qu’honni par une frange du milieu du black metal underground français reprochant à ces formations une trop grande déviance (souvent qualifié de « dégénérescence » d’ailleurs) du BM originel. En effet, d’un côte BaN déconstruit et reconstruit à merveille le black metal, ce qui en fait l’un des meilleurs groupes actuel tous styles confondus de l’autre, DsO évoluant son BM orthodoxe et ritualiste vers quelque chose de beaucoup plus progressif/progressiste, mais en aucun cas ces deux fiers représentants du black metal hexagonal ne dénaturent en rien l’essence même du genre.

« Every singularity is filed down by this continuous ochre stream / The only memory and existence those you cherished ever had and ever could have / The memory of the heart is overcome by the drought of the heart. » (Scorpions & Drought)

Cet EP détonne puisque le groupe a pour l’habitude de proposer des morceaux pouvant dépasser largement la longueur de cette nouvelle offrande à Satan, car il est en effet composé de six titres courts pour une durée totale 21 minutes. Démarrant louuuuuurdement avec l’introductif « Salowe Vision » et sonnant carrément sludge doom, un peu comme si c’était le meilleur inédit de Fleshpress jamais sorti (puisque le chanteur de DsO, Mikko Aspa y officie également en tant que batteur), « Drought » suit le chemin « progressif » tracé par « Chaining the Katechon » et « Paracletus » allant même jusqu’à prendre un virage quasi death metal (« Fiery Serpents », « Abrasive Swirling Murk » et l’ultra bourrin « Scorpions & Drought », peut-être l’un des morceaux les plus brutale de toute la discographie du groupe). Le disque se terminant sur « The Crackled Book of Life », sorte de fascinant vortex instrumental préludant l’apocalypse… On peut juste regretter la très courte durée du disque puisque si cela devait être la fin de tout, il aurait été préférable d’en faire un long format, car les morceaux sont en tout point excellent.

« Drought » est la fin d’une ère mais aussi le recommencement de tout… Ou le cycle éternel d’Ouroboros…

Publié le 26 juin 2012, dans Black Metal, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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