THE BEACH BOYS – That’s Why God Made the Radio

Année 2012
Pays États-Unis
Label Capitol
Genre Pop ensoleillée

C’est donc avec une appréhension non feinte que l’on appris la reformation inattendue des Beach Boys composée uniquement des cinq membres survivants (Brian Wilson, Mike Love, Al Jardine, Bruce Johnston et David Marks), accompagnée d’une tournée mondiale – sans passer par notre beau pays hum – et d’un nouvel album coïncidant avec les 50 ans du groupe. Pourquoi une telle crainte générée ? N’a-t-on pas été déçu ces dernières années par nos idoles de jeunesse sur le retour se plantant littéralement, car beaucoup plus intéressé par l’appât du gain ? Ainsi pour un Zombies magnifique, combien de Stooges ou de Public Image Limited pathétiques ? Trêve de bavardages de comptoir, attardons nous donc sur cet album…

On se trouve en terrain connu dès que les premiers chœurs de l’introduction apparaissent et on se dit qu’on a effectivement affaire à un disque des Beach Boys. Mais c’est sans réelle conviction que l’on poursuit avec le single éponyme « That’s Why God Made the Radio » sympathique, mais loin d’être inoubliable, flirtant même dangereusement avec la période eighties has-been des californiens (Brian Wilson déclarera qu’il s’agit pourtant de l’un des meilleurs titres jamais composés par le groupe). Puis arrive le miracle puisque de « Isn’t It Me » à « Spring Vacation » – et son clin d’oeil à « Good Vibrations » – en passant par « Shelter » ou « Strange World », TOUTES les chansons s’enchaînent sans véritable temps mort et ce grâce à  l’une des plus grandes forces du groupe : des mélodies et des harmonies inimitables et redoutable d’efficacité même si personnellement, certaines tombent parfois dans la facilité.

“Summer’s gone / It’s finally sinking in / One day begins / Another ends / I live them all and back again” (Summer’s Gone)

Le disque se conclut sur une suite de trois morceaux (six au départ) intitulée « Life Suite » s’inspirant directement de « Pet Sounds » et « Smile ». Ainsi « From There to Back Again » et « Pacific Coast Highway » foisonnent tellement d’idées musicales en si peu de temps qu’on a du mal à croire que cela dépasse à peine les cinq minutes et qu’on aurait aimé que cette mélopée dure éternellement. Le tout se terminant avec le magnifique « Summer’s Gone » qui selon les dires de Brian Wilson devait être le titre final de l’album final des Beach Boys et écrit suite à la mort de sa mère et de son frère Carl soit comme une sorte de « My Way ». Initialement un seul couplet a été rédigé jusqu’à ce que Jon Bon Jovi vienne durant l’enregistrement du disque pour faire de ce couplet un très grand morceau. Oui vous avez bien lu, le même Bon Jovi qui berçait mon adolescence avec ses slows Hard FM tel que « This ain’t a love song » ou « Always ». Comme quoi.

Certes « That’s Why God Made the Radio » est un album imparfait et il est bien loin l’époque des brushings et des rouflaquettes, mais il est réconfortant d’écouter un disque à la sincérité débordante ce qui est rare par les temps qui court. Un véritable miracle en soi…

Publié le 13 août 2012, dans Pop, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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